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Vente de LMB Aerospace aux Américains : l'industrie de défense française n'a pas de "dépendance" à ses matériels, assure l'entreprise
information fournie par Boursorama avec Media Services 05/02/2026 à 08:59

LMB Aerospace fabrique des ventilateurs pour les Rafale, les sous-marins lanceurs d'engin, le char Leclerc et le porte-avions Charles de Gaulle.

Un cher Leclerc à Mourmelon-le-Grand. ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

Un cher Leclerc à Mourmelon-le-Grand. ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

Alors que le rachat par un groupe américain de LMB Aerospace a provoqué de nombreuses critiques, le patron de cette PME auvergnate a assuré mercredi 4 février qu'" il n'y a pas de dépendance de l'industrie de défense française à nos produits".

"C'est flatteur quand on entend que LMB est le fleuron, la pépite de l'industrie de l'armement. Mais arrêtons tout ça", dit Thomas Bernard qui s'est installé aux États-Unis en 2016 pour développer le marché nord-américain de l'entreprise, dans une interview au Parisien .

La vente à l'américain Loar Group de LMB Aerospace, qui fabrique des ventilateurs pour les Rafale, les sous-marins lanceurs d'engin, le char Leclerc et le porte-avions Charles de Gaulle a suscité des protestations à droite comme à gauche.

Pouvoir de blocage pour l'État français

Selon le ministre de l'Économie Roland Lescure, l'État aura une "golden share", soit une action préférentielle a ourra être bloquée par l'État" français . Il a également précisé mardi que la production serait maintenue en Corrèze, où se situe le siège social de l'entreprise.

"Quand je lis que nous sommes un fournisseur stratégique sur Rafale, c'est complètement faux. Sur cet avion, on a une seule référence. Et nous ne sommes pas les seuls fabricants ", poursuit Thomas Bernard mercredi.

"Sur le char Leclerc, ça fait 20-25 ans qu'on n'a pas fourni de matériel pour ce blindé. Sur les sous-marins nucléaires, le porte-avions Charles de Gaulle, nous avons arrêté la fourniture de matériel depuis huit ans", dit-il aussi.

"Nous, on a cherché un repreneur qui nous laisse une totale autonomie, qui respecte l'ADN d'une PME française, qui s'engage à développer les activités sur site et en Europe. Seules des entreprises américaines ont montré un réel intérêt" , a encore affirmé le dirigeant.

Pas de repreneurs français ou européen

Mercredi, le délégué général à l'armement reconnu qu'il faudrait 18 mois pour recréer une chaîne de fabrication de ventilateurs pour les Rafale et les sous-marins comme ceux du Français LMB tout en assurant avoir reçu des engagements de la part du repreneur américain.

"On a fait un travail clinique sur les ventilateurs (...) On en a besoin. À l'instant T, s'ils venaient à nous manquer, cela poserait probablement un problème", a déclaré Patrick Pailloux au cours d'une rencontre avec la presse.

Le temps nécessaire pour recréer une chaîne de fabrication est "de l'ordre de 18 mois" et donc "il suffit d'avoir des stocks de 18 mois" de ces pièces, a-t-il ajouté.

"On n'a pas trouvé ni repreneur français, ni repreneur européen, et sincèrement je le regrette", aavait déclaré le ministre de l'Économie, Roland Lescure, mardi aux cours des auditions parlementaires, précisant que la production serait maintenue en Corrèze, où se situe le siège social de l'entreprise.

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